« Aujourd’hui, les niveaux de population dépendent entièrement des carburants fossiles et de l’agriculture industrielle. »
Joseph Tainter

Peter J. DeMar
Battery Research and Testing, Inc.
Oswego, NY, USA
pjd@batteryresearch.com

Processus de reconditionnement d’un set de batteries originales “Edison” datant de plus de 85 ans.

 

Le reconditionnement de batteries au Nickel-Fer est une procédure qui fut déjà documentée dans le manuel original de Thomas Edison datant de 1916. Les batteries Nickel-Fer utilisées dans ce document ont en moyenne 85 ans, et ont été stockées dans des conditions moins qu’idéales. En effet, elles furent laissées à l’abandon à des températures basses (- 18 °), dans un vieux lodge, dans les montagnes Adirondack ! Les batteries Nickel-Fer utilisées pour les tests sont des modèles A4H (capacité de 150Ah en C/5, soit 30A sur 5h à un VDC de 1.00) et des AH8 (300Ah en C/5). Sur la photo, de gauche à droite, une A4H, une A8H, et une A8.

Edison proclamait à l’époque que ses batteries pouvaient durer prés d’un siècle, rien que ça. L’étude présentée ici vise tout simplement à infirmer ou à valider le bien-fondé de telles proclamations, qui peuvent sembler exagérées, et à répondre à la question suivante : dans quelle mesure une batterie Nickel-Fer peut-elle retrouver sa capacité originale après plusieurs décennies (en l’occurrence plus de 80 ans), en suivant la procédure de reconditionnement (flushing de l’électrolyte, puis charges d’égalisation) ? Les résultats sont surprenant et démontrent qu’une batterie NiFe après plusieurs décennies de fonctionnement (ou de mise en stand-by) aura une capacité certes amoindrie, correspondant à un facteur de vieillissement d’environ 0.2, (préconisations des normes IEEE 1106 utilisables pour les batteries au Nickel-Cadmium), mais demeurera toujours fonctionnelle.