« Le marché de la batterie plug and play a explosé : neuf systèmes sérieux se disputent votre prise. Mais entre un coût du kWh cyclé qui varie du simple au triple, des cycles parfois absents des contrats et des puissances bridées par la norme, le choix mérite mieux qu'une fiche marketing. Voici l'analyse complète, fiches techniques en main. »
— Julien, Perma Batteries
La batterie plug and play promet le stockage solaire sans travaux : on branche, on stocke, on restitue. Neuf systèmes du marché français passent ici au banc d’essai documentaire : ANKER SOLIX, ZENDURE, JACKERY, HOYMILES, MARSTEK et la SIGENMATE 2700 Ultra que nous distribuons. D’abord, un rappel des topologies et de leurs limites réglementaires. Ensuite, les chiffres : prix au kWh de capacité, prix au kW de décharge, cycles contractuels et coût réel du kWh cyclé sur la durée de vie. Enfin, les forces et faiblesses de chaque solution, graphiques à l’appui, pour identifier d’un coup d’œil le système adapté à votre profil.
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Toute batterie plug and play repose sur le même principe : un onduleur bidirectionnel raccordé au réseau domestique. C’est le mode de raccordement qui fixe la puissance exploitable. Sur une prise classique, l’injection est plafonnée à 800 W. Pourquoi ? Un circuit de prises est protégé en tête par un disjoncteur 16 A qui ne mesure que le courant venant du tableau. L’énergie injectée en aval par la batterie s’additionne à celle du disjoncteur sans jamais le faire déclencher : le conducteur peut alors véhiculer plus que son calibre. La limite de 800 W (environ 3,5 A) rend ce cumul négligeable, d’où sa tolérance.
Pour débrider la puissance — typiquement 2 400 à 4 000 W selon les modèles, et jusqu’à 3 680 W sur un circuit 16 A dédié — la NF C 15-100 impose un raccordement fixe au tableau général (TGBT) sur un départ protégé, réalisé par un électricien qualifié, avec déclaration auprès du gestionnaire de réseau. ZENDURE verrouille d’ailleurs ses 4 000 W derrière une activation « Premium » réservée au technicien, et JACKERY recommande soit le câblage direct au disjoncteur, soit le rétrofit de la prise murale en connecteur Wieland GST18. En clair : le « plug and play » intégral s’arrête à 800 W ; au-delà, on entre dans l’installation électrique classique.
Le marché se scinde en deux familles. D’abord, les versions « AC » : aucun MPPT embarqué, elles se rétrofittent sur une installation photovoltaïque existante (micro-onduleurs ou onduleur de chaîne) et absorbent le surplus mesuré au compteur. C’est le cas du HOYMILES 4020 AC, du JACKERY SolarVault 3 Pro Max AC, des deux ZENDURE, de l’ANKER Solarbank Max AC et du MARSTEK Venus E. Ensuite, les versions « DC » : elles intègrent leurs propres trackers MPPT, généralement limités à 60 V par tracker, par groupes de 2 ou 4 selon les marques. Le HOYMILES 4020-X, l’ANKER E5000 Pro et la SIGENMATE 2700 Ultra alignent chacun 4 trackers. L’intérêt est double : économie des micro-onduleurs sur une installation neuve, et charge de la batterie en courant continu, sans double conversion DC-AC-DC. Toutefois, la limite de 60 V impose des panneaux câblés individuellement : c’est alors le courant admissible par tracker qui départage les modèles. La SIGENMATE accepte 32 A par MPPT (44 A de court-circuit), contre 28 A chez JACKERY : un écart déterminant avec les panneaux bifaciaux à fort ampérage.
Sur une installation neuve, le MPPT intégré économise 300 à 500 € de micro-onduleurs et améliore le rendement de charge. Sur de l'existant, les versions AC restent la voie la plus simple.
Le tableau ci-dessous consolide les neuf systèmes du panel. Filtrez par topologie, faites défiler horizontalement sur mobile : la première colonne reste figée. Les prix sont TTC, relevés en août 2026 sur les boutiques en ligne. Le coût du kWh cyclé rapporte le prix d’achat à l’énergie totale que la batterie peut délivrer sur ses cycles garantis : c’est l’indicateur le plus honnête du coût réel de stockage.
| Modèle | Topologie | Capacité base | Capacité max. | MPPT | PV max. | Décharge réseau | Secours | Cycles | Prix TTC | € / kWh | € / kWh cyclé |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| HOYMILES 4020 AC | Couplage AC | 4,02 kWh | 16,08 kWh | — | Rétrofit AC | 800 W | 2 500 W | 8 000 | 1 138 € | 283 € | 0,035 € |
| HOYMILES 4020-X | DC – MPPT | 4,02 kWh | 16,08 kWh | 4 × 60 V | 4 000 W | 800 W | 2 500 W | 8 000 | 1 198 € | 298 € | 0,037 € |
| JACKERY SolarVault 3 Pro Max AC | Couplage AC | 2,52 kWh | 45,36 kWh | — | Rétrofit AC | 2 500 W | 2 300 W | 6 000 | 959 € | 381 € | 0,063 € |
| ZENDURE SolarFlow 4000 Mix AC+ | Couplage AC | 8,04 kWh | 50,0 kWh | — | Rétrofit AC | 4 000 W | 3 680 W | 10 000 | 2 170 € | 270 € | 0,027 € |
| ZENDURE SolarFlow 2400 AC+ | Couplage AC | 2,88 kWh | 17,28 kWh | — | Rétrofit AC | 2 400 W | 800 W | 6 000 | 959 € | 333 € | 0,056 € |
| ANKER SOLIX Solarbank Max AC | Couplage AC | 7,0 kWh | 42,0 kWh | — | Rétrofit AC | 3 500 W | 3 500 W | 10 000 | 2 099 € | 300 € | 0,030 € |
| ANKER SOLIX Solarbank 4 E5000 Pro | DC – MPPT | 5,02 kWh | 30,14 kWh | 4 × 60 V | 5 000 W | 2 500 W | 2 500 W | 6 000 (hyp.) | 1 799 € | 358 € | 0,060 * € |
| MARSTEK Venus E 3.0 | Couplage AC | 5,12 kWh | 15,36 kWh | — | Rétrofit AC | 2 500 W | n.c. | 6 000 (hyp.) | 1 399 € | 273 € | 0,045 * € |
| SIGENMATE 2700 Ultra | DC – MPPT | 2,69 kWh | 56,4 kWh | 4 × 60 V | 4 000 W | 2 800 W | 1 200 W | 6 000 (hyp.) | 1 198 € | 445 € | 0,074 * € |
* Cycles non publiés dans la documentation constructeur fournie : hypothèse de travail de 6 000 cycles (standard LFP) pour le calcul du coût du kWh cyclé. Prix TTC relevés sur les boutiques en ligne en août 2026. La ZENDURE 2400 AC+ est comptée avec une batterie AB3000X de 2,88 kWh (le module seul ne contient pas de batterie).
Premier critère, le plus intuitif : combien coûte chaque kWh de capacité le jour de l’achat ? Les gros modules monolithiques (ZENDURE 4000, MARSTEK, HOYMILES) écrasent mécaniquement ce ratio. Les petits modules granulaires (JACKERY 2,52 kWh, SIGENMATE 2,69 kWh) le payent : c’est le prix de la modularité. Ce chiffre seul est donc trompeur — il ignore l’endurance, la puissance et l’évolutivité.
Prix par kWh de capacité (TTC)
Prix d'achat / capacité nominale de base — trié du plus économique au plus onéreux
270 €/kWh grâce à ses 8 kWh de base. MARSTEK (273 €) et HOYMILES AC (283 €) suivent. La SIGENMATE assume son positionnement granulaire : on achète 2,69 kWh à la fois, pas 8 kWh d'un bloc de 82 kg.
Deuxième critère : la puissance restituable vers l’habitation en fonctionnement raccordé. C’est elle qui détermine la part de votre consommation réellement couverte le soir. Attention aux valeurs conditionnelles : les 4 000 W ZENDURE exigent l’activation Premium par technicien, et les HOYMILES de base plafonnent à 800 W de décharge réseau (la variante ACM débloque 2 500 W). La SIGENMATE délivre 2 800 W nominaux en sortie réseau, PV et batterie combinés, avec un passthrough de 3,6 kW.
Prix par kW de décharge réseau (TTC)
Prix d'achat / puissance de décharge maximale vers l'habitation — plus la barre est courte, mieux c'est
384 et 400 €/kW pour 2,4 à 2,5 kW effectifs. La SIGENMATE suit à 428 €/kW — première des versions DC — quand les HOYMILES de base dépassent 1 400 €/kW à cause de leur décharge réseau bridée à 800 W.
Le nerf de la guerre. Une batterie n’est pas un achat, c’est un contrat d’énergie : prix divisé par l’énergie totale délivrable sur les cycles annoncés. Mais attention à la nature de ces chiffres. ZENDURE 4000 et ANKER Max AC affichent 10 000 cycles sur leurs fiches techniques — l’analyse du contrat ZENDURE, plus bas, montre que ce chiffre n’est pas repris dans l’engagement de garantie. Seuls deux constructeurs assortissent leurs cycles d’un critère de fin de vie mesurable : HOYMILES contractualise ≥ 8 000 cycles à 70 % de SOH sur sa documentation, et JACKERY précise 6 000 cycles à 90 % de DOD avec ≥ 70 % de SOH. À l’opposé, ANKER ne publie aucun nombre de cycles pour l’E5000 Pro (seulement 10 ans de garantie et 15 ans de durée de vie), MARSTEK ne documente rien dans le corpus disponible, et la fiche SIGENMATE, marquée préliminaire, ne le mentionne pas encore. Pour ces trois modèles, le calcul repose sur une hypothèse prudente de 6 000 cycles LFP, signalée par des hachures et un astérisque dans les graphiques.
Cycles : annoncés, contractualisés ou absents
Barres pleines = cycles publiés par le constructeur · hachures = hypothèse 6 000 cycles LFP faute de publication
Coût du kWh cyclé sur durée de vie
Prix TTC / (capacité × cycles annoncés) — l'indicateur le plus honnête du coût réel de stockage
0,027 € par kWh cyclé : la combinaison 8 kWh × 10 000 cycles annoncés reste imbattable sur ce critère, devant ANKER Max AC (0,030 €) et les HOYMILES (0,035–0,037 €). Mais ces cycles ne sont pas contractuels — et trois constructeurs sur neuf n'en publient aucun. Le seul plancher réellement chiffré et opposable du panel reste celui de HOYMILES : ≥ 8 000 cycles à 70 % de SOH.
Une fiche technique promet, un contrat engage. Nous avons donc lu la Politique de garantie ZENDURE en vigueur (effective au 16 décembre 2025), la seule du panel disponible en intégralité dans notre corpus. Le verdict est instructif : la durée de 10 ans est bien contractuelle, mais l’endurance mise en avant par le marketing n’apparaît nulle part dans l’engagement juridique. Et plusieurs clauses méritent d’être connues avant l’achat, en particulier l’obligation de recharge trimestrielle sous peine de déchéance de la garantie cellule — un piège classique pour une résidence secondaire ou un usage saisonnier.
La garantie du SolarFlow 4000 Mix AC+ est bien de 10 ans au contrat (série SolarFlow Mix, comme le 2400 AC+ et les batteries AB3000X). En revanche, les 10 000 cycles n'y figurent nulle part : aucun engagement de cycles, aucun plafond d'énergie, aucun seuil de SOH. Clauses à connaître avant l'achat :
Ce niveau d’analyse vaut pour toutes les marques : ANKER plafonne déjà sa garantie X1 par un débit énergétique maximal, comme nous l’avions documenté dans notre comparatif dédié. La leçon est constante : avant de comparer des prix, exigez le contrat de garantie complet et cherchez trois choses — un nombre de cycles ou un débit d’énergie chiffré, un seuil de capacité résiduelle (SOH) garanti en fin de période, et les conditions d’entretien qui font tomber la couverture.
Le seul du panel à imprimer un plancher opposable : ≥ 8 000 cycles avec 70 % de capacité résiduelle garantie, sur 10 ans. JACKERY suit avec 6 000 cycles à 90 % DOD. Les autres promettent des années, pas des kilowattheures.
Les capacités maximales s’étirent de 15 kWh (MARSTEK, par duplication d’unités complètes) à 56,4 kWh pour la SIGENMATE (6 batteries d’extension par pile, 10 piles en parallèle). ZENDURE 4000 annonce 50 kWh, JACKERY 45,36 kWh — mais son fonctionnement en parallèle est « disponible bientôt », donc non exploitable à ce jour. ANKER Max AC atteint 42 kWh avec cinq BP7000. Les HOYMILES plafonnent à 16 kWh. Au-delà du chiffre brut, regardez la granularité d’investissement : ajouter 2,69 kWh à la fois (SIGENMATE BAT 2700, 25 kg) n’engage pas le même budget qu’un module BP7000 de 63 kg.
56,4 kWh de plafond, la plus fine granularité du panel (2,69 kWh, 25 kg par brique) et un parallélisme ×10 opérationnel dès aujourd'hui — là où JACKERY promet encore le sien.
Tous les systèmes du panel reposent sur la chimie LiFePO4, intrinsèquement stable. Les différences se jouent sur les dispositifs actifs. HOYMILES aligne le dossier le plus fourni : BMS à 48 fonctions de protection, extinction d’incendie par aérosol, soupape de décompression, autochauffage basse température et IP66. JACKERY et la batterie ZENDURE AB3000X embarquent également l’extinction aérosol (déclenchement 170 °C côté ZENDURE) et l’auto-chauffage. ANKER E5000 Pro liste dix protections électriques dont détection d’îlotage et d’impédance d’isolement, en topologie isolée IP66. Côté indices de protection, ANKER, HOYMILES et SIGENMATE affichent IP66 ; ZENDURE et JACKERY restent en IP65 — ZENDURE précisant même que l’étanchéité tombe dès que la prise secours est utilisée. MARSTEK ne documente aucun dispositif dans le corpus disponible : ce silence est en soi une information.
Le dossier sécurité le plus complet du panel : 48 protections BMS, extinction aérosol, soupape de décompression et IP66, le tout contractualisé noir sur blanc.
Chaque solution a son talon d’Achille — rarement mis en avant sur les pages produit. Voici, modèle par modèle, ce que révèle la lecture attentive des fiches techniques.
HOYMILES 4020 AC / 4020-X
JACKERY SolarVault 3 Pro Max AC
ZENDURE SolarFlow 4000 Mix AC+
ZENDURE SolarFlow 2400 AC+
ANKER SOLIX Solarbank Max AC
ANKER SOLIX Solarbank 4 E5000 Pro
MARSTEK Venus E 3.0
SIGENMATE 2700 Ultra
À 1 198 € TTC, la SIGENMATE 2700 Ultra ne cherche pas à gagner le concours du €/kWh brut — son module de 2,69 kWh la place même en queue de ce classement. Son pari est ailleurs, et il est cohérent. D’abord, la puissance : 2 800 W de sortie réseau nominale et 3,6 kW de passthrough, soit le meilleur ratio €/kW des versions DC du panel. Ensuite, l’entrée PV : 4 MPPT acceptant 32 A chacun (44 A de court-circuit), quand la concurrence 60 V écrête les panneaux bifaciaux modernes dès 28 à 36 A. Puis l’évolutivité : on démarre à 1 198 € et 2,69 kWh, on ajoute des briques BAT 2700 de 25 kg jusqu’à 18,8 kWh par pile, et jusqu’à 56,4 kWh en parallèle — sans jamais racheter d’électronique de puissance. Enfin l’exécution : IP66, −20 à 55 °C, moins de 30 kg, câblage arrière et mode IA avec accès aux tarifs dynamiques. Ses limites sont assumées : 1 200 W de secours par unité (3 600 W dès trois unités) et une fiche préliminaire qui ne publie pas encore ses cycles — nous appliquons donc la même hypothèse prudente qu’aux autres.
Le seul système du panel qui combine 4 MPPT haute intensité (32 A), 2 800 W de sortie réseau, un parallélisme ×10 opérationnel et un ticket d'entrée sous 1 200 €. L'architecture qui grandit avec le besoin, plutôt que le pari du gros bloc monolithique.
Pour conclure, voici notre classement synthétique. La note sur 100 pondère sept critères : coût du kWh cyclé (25 %), puissance de décharge rapportée au prix (15 %), évolutivité réellement livrée (15 %), transparence contractuelle (15 %), sécurité documentée (10 %), fonctions et secours (10 %), prix au kWh de capacité (10 %). Les modèles sans cycles publiés sont pénalisés sur la transparence, indépendamment de leurs qualités matérielles — y compris la SIGENMATE et sa fiche préliminaire, jugée à la même aune que les autres.
Le meilleur système DC évolutif : 4 MPPT à 32 A, 2 800 W réseau, parallèle ×10 jusqu'à 56,4 kWh, IP66 — pour 1 198 € de ticket d'entrée.
Meilleure architecture évolutiveImbattable sur l'économie du stockage : 0,027 € par kWh cyclé, 270 €/kWh, secours 3 680 VA avec UPS 10 ms. Cycles annoncés, non contractuels : lire l'analyse du contrat.
Champion du kWh cyclé10 000 cycles annoncés, 3,5 kW symétriques, crêtes de secours jusqu'à 10 kW, IP66 et résistance C5-M. Le rétrofit AC le plus musclé.
Meilleur secours & endurance ACNote globale de la rédaction (/100)
Pondération détaillée ci-dessus — classement éditorial Perma Batteries, août 2026
Au-delà de la note globale, le bon choix dépend du profil. Budget serré sur PV existant : le MARSTEK Venus E à 273 €/kWh, en acceptant le flou documentaire.
Coût du kWh cyclé minimal : le ZENDURE 4000 Mix AC+ — à condition d’accepter que ses 10 000 cycles restent une promesse de fiche technique, de respecter la recharge trimestrielle exigée par le contrat, et d’absorber 2 170 € et 82 kg.
Transparence contractuelle et domotique : HOYMILES, seul à garantir un plancher chiffré (≥ 8 000 cycles à 70 % SOH) avec son MQTT ouvert — en version ACM pour dépasser les 800 W.
Secours costaud : ANKER Max AC et ses crêtes à 10 kW, ou ZENDURE 4000 et son UPS 10 ms.
Installation neuve évolutive : la SIGENMATE 2700 Ultra, seule à conjuguer MPPT haute intensité, puissance réseau et croissance modulaire sous 1 200 € de ticket d’entrée. Dans tous les cas, la leçon de ce comparatif tient en une phrase : exigez le contrat de garantie complet, et cherchez-y un nombre de cycles ou un seuil de SOH chiffré — c’est lui, et non le prix affiché, qui détermine ce que vous coûte réellement chaque kWh stocké.
| Critère | Gagnant | Commentaire |
|---|---|---|
| N°1 du classement général | ZENDURE 4000 Mix AC+ (86/100) | meilleur LCOE, mais cycles annoncés non contractuels |
| N°2 du classement général | SIGENMATE 2700 Ultra (81/100) | meilleure architecture DC évolutive du panel |
| Meilleur coût du kWh cyclé | ZENDURE 4000 Mix AC+ (0,027 €) | 10 000 cycles annoncés × 8 kWh |
| Meilleur plancher contractuel | HOYMILES 4020 (≥ 8 000 cycles à 70 % SOH) | seul critère de fin de vie chiffré et opposable du panel |
| Meilleur ticket d'entrée DC + MPPT | SIGENMATE 2700 Ultra & HOYMILES 4020-X (1 198 €) | seuls systèmes 4 MPPT sous 1 200 € |
| Meilleure décharge réseau | ZENDURE 4000 Mix AC+ (4 000 W Premium) | nécessite activation par technicien |
| Meilleure évolutivité | SIGENMATE 2700 Ultra (56,4 kWh) | 10 unités en parallèle, granularité 2,69 kWh |
| Meilleur secours mono-unité | ZENDURE 4000 Mix AC+ (3 680 VA, UPS 10 ms) | 7 200 VA en crête 200 ms |
| Meilleur écosystème ouvert | HOYMILES 4020 (MQTT ouvert, EMS tiers) | intégration domotique native |
| Meilleure entrée PV | ANKER E5000 Pro (5 000 W) | SIGENMATE : 4 000 W mais 32 A par MPPT |
Synthèse établie sur les fiches techniques constructeur et les prix TTC relevés en août 2026. Les critères sans donnée publiée sont exclus du classement.
C'est un système de stockage résidentiel qui se branche sur une prise domestique standard, sans intervention sur le tableau électrique. L'injection est alors limitée à 800 W. Pour exploiter la pleine puissance de l'onduleur (2 400 à 4 000 W selon les modèles), un raccordement fixe au tableau par un électricien qualifié est requis, conformément à la NF C 15-100.
Un circuit de prises est protégé par un disjoncteur qui ne voit pas la production injectée en aval. En cumulant production et consommation sur le même circuit, on peut dépasser le calibre du conducteur sans déclenchement. La limite de 800 W (environ 3,5 A) maintient ce risque négligeable. Au-delà, la norme impose un circuit dédié raccordé au tableau.
Si des panneaux avec micro-onduleurs sont déjà en place, une version AC (rétrofit) suffit : elle absorbe le surplus au compteur. Pour une installation neuve, une version DC intégrant ses propres MPPT évite l'achat de micro-onduleurs et améliore le rendement de charge : le PV charge la batterie en courant continu, sans double conversion.
Prix TTC divisé par la capacité nominale multipliée par le nombre de cycles publiés par le constructeur. Quand aucun nombre de cycles n'est publié (ANKER E5000 Pro, MARSTEK, fiche préliminaire SIGENMATE), nous appliquons une hypothèse prudente de 6 000 cycles LFP, clairement signalée dans les tableaux. Attention : cycles publiés ne signifie pas cycles garantis — vérifiez le contrat.
Non. La Politique de garantie ZENDURE en vigueur (16/12/2025) accorde 10 ans au SolarFlow 4000 Mix AC+, mais ne mentionne ni nombre de cycles, ni débit d'énergie, ni seuil de SOH. Elle impose en revanche une charge complète sous 30 jours puis une recharge tous les 3 mois, sous peine d'expiration de la garantie cellule, exclut les surtensions et la foudre (force majeure), autorise le remplacement par du reconditionné et plafonne l'indemnisation au prix d'achat. Les 10 000 cycles restent une donnée de fiche technique.
Oui : chaque pile accepte jusqu'à 6 batteries d'extension BAT 2700 (18,8 kWh par pile), et jusqu'à 10 systèmes peuvent fonctionner en parallèle, soit 56,4 kWh au total et 3 600 W de secours cumulé dès trois unités.